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Présentation du marché aux veaux

Le marché aux veaux : Une spécificité.

 

500 ans d’existence

Saint Laurent de Chamousset a toujours connu une longue tradition de marché. En avril 1497, avec l’autorisation donnée par Charles VIII, Roi de France au Comte Jean de Saint Symphorien (seigneur de la terre et de la seigneurie de Saint Laurent de Chamousset en Lyonnais) d’établir à Saint Laurent de Chamousset un marché chaque lundi et trois foires par an (11 juin, 29 septembre, 6 décembre). Le lundi 11 juin 1497, le marché est ouvert par Pierre Prévôts de Rouenne.

Une lettre patente de Louise de Savoie datée de juin 1525 autorisant l’établissement de trois foires supplémentaires à Saint Laurent de Chamousset : le 13 janvier, le lundi de la semaine Sainte et le 11 juin. De plus elle octroie aux seigneurs de Chamousset la faculté de faire « construire, bastier, edifier » des « halle, logis et estaux » pour les marchands.

 

 

 

 

 

 

 

 

              

 

 

 

 

 

 

 

Les halles- Place du Plâtre - vers 1890-

 

Elles seront démolies dans les années 1920 car devenues très vétustes et inadaptées au commerce. Toutes les rues du village ont été investies par le marché chaque lundi : La place de l’Épargne pour le marché aux cochons, la Place Neuve pour le marché aux veaux. Le déplacement sur la place du marché aux veaux n’est pas daté. Jusqu’en 1972, se déroule tout les lundis un marché aux veaux gras. A partir de cette date, et afin de répondre à une modification de la demande et des productions agricoles, a été lancé le marché aux veaux naissants.

 

La création du marché répondait à une véritable demande, face au développement de l’élevage laitier. Il a connu son apogée en 1984 avec 17 000 veaux apportés. Depuis une lente et progressive érosion des apports a porté ce chiffre à 5 900 veaux.

 

Le marché aux veaux (années 1990)

 

Une volonté politique de modernisation au service de l'économie locales

En 1998, le maintien du marché devient un thème mobilisateur, permettant l’émergence d’une nouvelle dynamique, basée sur sa sauvegarde et sa promotion. Une étude démontre les risques encourus par le monde agricole, en cas de disparition du marché : un arrêt de diffusion de la cotation, et donc plus de référence fiable. Mais aussi la perte d’une source de valorisation de la production découlant d’une mise en concurrence chaque lundi.

 

Zone d'attractivité du marché aux veaux : commune d'origine des apporteurs

 

Sur les bases des éléments recueillis par l’étude, la municipalité lance un plan d’action en faveur du marché aux veaux : modification du stationnement, mise en place d’actions de promotion avec la création d’une association regroupant les agriculteurs apporteurs (interventions dans les maisons familiales (formations agricoles), auprès des jeunes agriculteurs…), mais aussi de formule d’abonnements.

Une base de communication est définie autour des atouts économiques du marché pour les agriculteurs : valoriser, comparer, coter, et gagner. Le marché a dû traverser trois grandes crises sanitaires : l’ESB (Encéphalopathie Spongiforme Bovine), la fièvre aphteuse et FCO (Fièvre Catarrhale Ovine). Ces dernières ont démontré toute l’utilité d’établir un outil de travail performant permettant de pérenniser le marché au sein de la filière « veau » et de respecter toutes les règles imposées en tant que centre de rassemblement d’animaux en terme de traçabilité.

L’informatisation de la gestion des entrées et sorties des animaux, qui a été réalisé en janvier 2004 permet l’enregistrement des « passeports » de tous les veaux apportés sur le marché. Cette démarche inscrit le marché dans la filière « traçabilité » décidée suite à la crise de l’ESB. Mais la modernisation devait aller plus loin. Et afin de minimiser les risques sanitaires et dès 2004, suite à une longue réflexion des élus communautaires, le projet de construction d’une Halle pour le marché aux veaux a été reconnu d’intérêt cantonal.

Il est alors décidé que le bâtiment sera affecté au marché tous les lundis matin et pourra accueillir des manifestations telles que le comice, mais aussi le vide-grenier ou des foires. Les travaux sont lancés en septembre 2007.

 

Etapes de construction de la halle sur la Place du Marché aux veaux

 

Le bâtiment prend en compte, non seulement :

- Le besoin de fonctionnalité demandé par les apporteurs et les acheteurs : création de locaux adaptés au fonctionnement du marché (local de cotation et de paiement) quais de déchargement, box de présentation pour les veaux.

- Le respect des normes sanitaires indispensables pour la reconnaissance du marché en tant que centre de rassemblement et donc acteur agréé de la filière.

- Le développement durable avec pose de 320 m2 de panneaux photovoltaïques et l’installation de la cuve de récupération des eaux pluviales pour le lavage des sols.

           

Marché aux veaux sous la halle – 10/11/2008-

 

Afin d’assurer une rigoureuse mise en fonctionnement du bâtiment, plusieurs rencontres ont eu lieu avec les agriculteurs et les représentants des acheteurs : portes-ouvertes avec visite du bâtiment et présentation des box. Il fallait avant tout que le nouveau mode de fonctionnement du marché soit adapté à tous et permettent la présentation des veaux dans les meilleures conditions. Les remarques ainsi présentées ont permis une ouverture le 10 novembre 2008 grâce à la mobilisation d’une vingtaine de bénévoles (agriculteurs et élus) et du personnel municipal. Un travail d’équipe et d’écoute permet l’amélioration du fonctionnement chaque lundi afin de tous apporteurs et acheteurs s’approprient ce nouvel outil de commercialisation.

Cette nouvelle étape réussie dans la longue histoire du marché marque une fois de plus une volonté municipale affichée depuis des décennies, voir des siècles de maintenir et moderniser le marché en tant que moteur économique non seulement d’une commune (La disparition du marché aux bestiaux aurait un retentissement certain sur le marché forain (60 emplacements) se déroulant le même jour et sur l’activité des commerces et services) mais aussi de toute une région.

Pour l’instant, l’utilisation de la halle pour des manifestations de type vide-grenier ou foire exposition a été très exceptionnelle (moins d’une manifestation par an). En effet, la visite de la commission de sécurité pour l’ouverture de ce bâtiment a très vite mis en évidence la nécessité d’aménagements complémentaires pour l’accueil du public en dehors du marché aux veaux.